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  • HS01— Aimer du bout des doigts (Le feu de l'abandon)

    17 novembre 2025 Dans un geste d'amour pur, Cali caresse le cœur du désir de son amie Elijah tandis qu'Alix murmure un poème sensuel à la déesse du jour. Trois femmes. Une offrande. Un moment d'amour vrai. Pour ses trente-cinq ans, Alix et Cali ont offert à Elijah une semaine dans un centre de villégiature réservé aux adultes, un lieu où chaque souffle pourrait devenir promesse. Elles savaient combien Elijah, célibataire depuis trop longtemps, rêvait en secret de découvrir l’audace du naturisme et la liberté d’une sensualité sans entrave. Toutes deux savaient aussi qu’elle n’oserait jamais franchir ce seuil seule. Alors, elles ont pris la décision d'y aller avec elle. Jour 1 – Fin d’après-midi. Alix et Cali, leurs corps dorés par le soleil, entourent Elijah telles deux gardiennes du désir. Le vent léger glisse sur leurs peaux nues, semant des murmures de volupté dans l’air tiède. Au centre, Elijah sent la chaleur monter, éveillée par les regards et la proximité de leurs corps. Alix se penche, dépose sur sa joue un baiser d’une tendresse infinie, prélude à mille plaisirs. Cali, de l’autre côté, répète ce geste avec une intensité vibrante, ses lèvres laissant sur la peau d’Elijah une traînée discrète de frissons. Audacieuse, Cali laisse sa main prendre le chemin des confidences: ses doigts doux et curieux descendent lentement le long du ventre puis du pubis d’Elijah, avant de se poser sur le cœur même du désir. Ils découvrent le clitoris, bouton de rosée palpitant, et le caressent avec une délicatesse exquise. «Elijah, ma chérie... J'ai envie de t'aimer du bout des doigts... Je peux?» Elijah tressaille face à cette audace, mais déjà, ses hanches se soulèvent en réponse, cédant à l’élan du plaisir. «Oui…», souffle-t-elle. «Alors, laisse-toi aller, Elijah... Je vais te faire trembler de plaisir.» Les baisers se font plus profonds, plus impérieux, tandis que les doigts de Cali esquissent sur le clitoris d’Elijah des cercles qui l’entraînent vers des cimes inconnues. Alix, complice, caresse les seins d'Elijah, pince les tétons durcis entre ses doigts et murmure des secrets à l'oreille de la déesse honorée. Ses lèvres frôlent la peau, y traçant à leur tour une brûlure subtile. «Ça te plaît, ma chérie? Tu aimes, comme ça ?», s'assure Cali. «Oh oui…» Elijah s’abandonne, se laisse embraser par l’étreinte. Ses gémissements se mêlent aux bruissements des feuilles, tandis qu’en elle les sensations montent, inexorables, comme une marée. Cali, infatigable, poursuit sa caresse, sa main façonnée à la volupté, pendant qu’Alix intensifie l’extase en susurrant à son oreille: «Écoute, belle Elijah… Le monde se dénoue quand tu respires. Chaque souffle que tu laisses filer ouvre en toi un chemin secret où la lumière vient danser. Entends, belle Elijah… Sous ta peau, la mer se soulève. Je sens ses vagues grandir, je sens ton horizon trembler, et le ciel lui-même suspend son souffle pour ne pas rompre le frisson.» «Oh, mes chéries… Je suis à vous, toute à vous…», dit Elijah entre deux gémissements, alors que les doigts brillants de cyprine de Cali dessinent sur son plaisir gonflé d’autres arabesques folles. Alix poursuit, sa voix posée entre douceur et fièvre: «Laisse-toi aller, belle Elijah… Tu es une terre ardente, une braise qu’on attise, un fruit qui s’ouvre sous la caresse du vent. Ta nuit intérieure s’illumine, je devine des constellations derrière tes paupières closes. Ne retiens rien, belle Elijah… Laisse le monde s’effacer, laisse ton nom se dissoudre, laisse ton corps devenir langue de feu, île mouvante, colline offerte à l’orage qui vient.» «Cali, il y a tellement d'amour au bout de tes doigts... Alix, il y a tellement de tendresse dans ta voix... Mes chéries, mes amies, mes amantes, je me sens tellement aimée. .. et je vous aime aussi…», dit Elijah. Alix continue à souffler sa poésie à l'oreille de la déesse que les doigts de Cali honorent: «Je suis là, belle Elijah, tout près, si près que ma voix devient la tienne, que ton frisson rejoint le mien, que ta chaleur se mêle à la mienne. Abandonne-toi, belle Elijah. Tu es belle quand tu t’ouvres à la nuit. Tu es belle quand tu deviens marée. Tu es belle quand tu te laisses traverser par ce qui te dépasse, par ce qui t’envahit, par ce qui te révèle. Chante, belle Elijah, laisse monter la voix qui naît au creux de ton ventre, celle qui vient quand l’âme déborde et que le monde se défait autour de toi. Chante, encore et encore, belle et douce Elijah, offre ton souffle à la lumière, laisse-le trembler, vibrer, s’ouvrir, comme si chaque note était une porte par où s’échappe ton plaisir le plus secret. Va où le souffle te porte, belle Elijah, je te suis, je te tiens, je te recueille, devient feu cosmique et offre à l'univers entier le plus beau spectacle qui soit: ta jouissance sacrée, dans ce chant qui te traverse et te révèle.» «Oh! Cali… Alix… Je m’envole… sous vos caresses… Je viens… Je viens… Ah, oui, je viens...» Une larme glisse le long de sa joue. Alix reprend: «Et quand ton ciel éclatera, belle Elijah, quand ton corps deviendra lumière, je serai là, blottie contre ton ombre, à murmurer encore ton nom, Elijah… Elijah… belle Elijah… dans la chambre secrète de ton cœur, Elijah ! « Ah… Ah... Je viens! Je viens! Je viens!» L’orgasme surgit, puissant et libérateur, traversant Elijah comme une onde de feu. Elle se cambre, les mains agrippées aux épaules d’Alix et de Cali, les yeux clos sur l’abîme de la volupté. Autour d’elles, tout s’efface, ne reste que ce vertige d’intimité partagée, ce miracle du plaisir commun. Haletante, comblée, Elijah s’abandonne dans les bras de ses amies. Alix et Cali la bercent doucement, leurs baisers deviennent tendres et apaisants. Elles savourent cette complicité silencieuse, ce moment de confiance et de désir, comme un secret précieux, un trésor silencieux partagé. ÉPILOGUE Journal d’Elijah Le lendemain, à l'aube, quelque part entre la nuit et moi. Je me suis réveillée avant le soleil. Mon corps était encore chaud du souvenir de la veille, mais mon esprit…mon esprit était clair comme l’air du matin. Je me suis levée sans bruit et je suis sortie marcher sur la plage. Sous mes pieds, le sable était frais, presque tendre, comme si la nuit l’avait gardé pour moi seule. Chaque pas me rappelait que j’existe, que je suis encore là, que quelque chose en moi vient de renaître. La mer respirait doucement. Elle m’a appelée. Je n’ai même pas réfléchi: j’ai marché vers elle comme on marche vers un amour simple, un amour qui ne pose pas de questions. Le vent s’est glissé autour de mes épaules, l’eau a caressé mes chevilles, puis mes cuisses et mon mon ventre. J’ai senti la fraîcheur comme une bénédiction, comme un baume posé sur tout ce qui, en moi, cherchait à se déplier. Quand j’ai plongé, le monde s’est dissous d’un coup. Plus rien n’existait. Juste le bleu profond, le silence, la lumière filtrant entre les vagues comme un souffle nouveau. C’est là que je l’ai compris: elles ne m’ont pas emportée dans le vertige, elles ne m'ont pas fait jouir; elles m’ont rendue à l’aube, elles m'ont remplie de lumière. Sous la surface, tout se tait. Le silence m’enveloppe, vaste et bleu, et je me laisse porter, légère comme une feuille. Je ferme les yeux, et une joie profonde, presque sauvage, monte en moi comme une certitude. Je suis vivante. De nouveau. Entièrement. Passionnément. Quand je ressors de l’eau, mes cheveux dégoulinant d’éclats, le soleil perce enfin l’horizon. Une fine traînée d’or traverse la mer et vient se poser sur moi comme une bénédiction silencieuse. Je souris —un sourire qui n’appartient qu’aux renaissances. Je me tiens debout, face au jour neuf, et mon cœur bat avec une intensité que je n’avais plus ressentie depuis longtemps. Je murmure pour moi seule: «Merci.» Merci à la nuit. Merci à la mer. Merci à elles. Merci à moi. Je ne sais pas ce que ce jour apportera. Je sais seulement que je viens de renaître une seconde fois, et que cette renaissance, je la dois à la douceur du monde et à l’amour de deux femmes qui m’ont tenue dans la lumière au moment où j’en avais le plus besoin. Elijah xxx © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • ACTU22 — La fragile force de l'amour (moments de Grâce 1)

    12 novembre 2025 L’une offre son souffle, l’autre son abandon. Deux présences enlacées dans la lumière — un instant suspendu où le toucher devient langage. Penny contemple la lumière qui glisse sur Chloé, telle une pluie douce apaisant une mer silencieuse. Dans le studio où le temps suspend sa course, chaque geste devient précieux. Ses mains s’avancent, effleurant sans hâte la poitrine de Chloé, son amante. Elle aime ses formes folles, qu’elle ne cherche pas à posséder, mais à honorer: témoignage de sa dévotion, offrande à la magnificence naturelle et généreuse de celle qu’elle vénère. Ce n’est pas le désir qui dirige ses doigts, mais la gratitude, un chemin qu'elle connaît par cœur. Sous ses paumes, Penny ressent la fragile force de l’amour — là où la vie respire, là où le cœur prend naissance. Et le toucher devient dialogue. Dialogue et célébration. Sans paroles, elle fait le plus doux des aveux: je te vois, je te reconnais, tu existes pleinement. Sans moi, mais aussi avec moi. Je t’aime pour ce que tu es et ce que tu offres; et, chaque fois, je savoure ce plaisir divin de caresser tes seins avec douceur, d’enfermer tes mamelons entre mes lèvres. Le plaisir envahit Chloé jusque dans son corps éthéré. Grâce, derrière son appareil photo, observe, muette, les larmes au bord des yeux — bouleversée par la beauté et la pureté de la scène. La lumière, saisie par l’objectif, semble vibrer d’émotion, devinant que ce moment n’appartient qu’à elles. Deux corps, une offrande simple: la confiance, la beauté, la tendresse d’être soi — vraie et vulnérable — devant l’autre. © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • 1 — Le doux tumulte

    Grâce Monplaisir lit tranquillement, les doigts effleurant les pages comme on caresse une peau. La lumière du café glisse sur sa robe émeraude, son appareil posé tout près — témoin silencieux de son regard sur le monde. Dans le doux tumulte du café où les conversations dansent sur une mélodie feutrée de jazz, Grâce Monplaisir fait une entrée remarquée. Pieds nus dans des sandales fines, son pas souple et félin attirent les regards. Sa robe émeraude, fluide et fendue, épouse ses hanches pleines et laisse deviner sa cuisse bronzée. Ses longs cheveux roux tombent en cascade sur ses épaules nues et brillent comme du cuivre vivant sous les rayons du soleil. Sa peau, légèrement hâlée, exhale une odeur d’ambre solaire mêlée à la fleur d’oranger. Ses yeux verts, profonds, caressent l’espace d’un seul regard. Installée près d’une fenêtre, Grâce laisse la lumière effleurer sa peau. Son appareil photo repose contre sa hanche charnue, tandis qu’elle croise les jambes avec une élégance naturelle. Sa poitrine généreuse, libre sous le tissu, respire comme une promesse que le vent caresse. Angelica Bianchi entre quelques minutes plus tard, et tout en elle se crispe à la vue de cette femme. Grande, élancée dans un tailleur gris perle un peu trop strict, elle ajuste nerveusement sa veste, comme si cela pouvait la protéger de ce qu’elle ressent. Son visage, à la fois angélique et sophistiqué, est encadré par une longue chevelure blonde soigneusement disciplinée. Ses yeux d’un bleu profond détaillent Grâce, elle sent son souffle se bloquer. Elle s’approche, la gorge sèche. «Angelica, c’est bien ça?», demande Grâce, le sourire tendre, les lèvres pleines comme un fruit d’été. Elle tend la main, paume ouverte, accueillante. Angelica la serre, un léger frisson au creux du poignet. «Oui… enchantée. Vous êtes Grâce?» «En chair et en os. Installez-vous. Vous prenez quoi? Le latte ici est à tomber.» Grâce la regarde avec un sourire plus franc, légèrement incliné. «Dis, on peut se tutoyer? J’ai toujours trouvé que le “vous” mettait trop de distance entre les gens.» Angelica hoche la tête. «Oui… bien sûr.» «Parfait», murmure Grâce, son regard se faisant plus doux encore. Angelica commande, le cœur battant un peu trop vite. Elle ne comprend pas ce qui la trouble autant. Peut-être cette robe qui semble glisser sur la peau comme une caresse. Peut-être ce regard, vert et pénétrant, qui semble voir au-delà de ses réponses. Elle s’assoit d’abord face à Grâce, essayant de reprendre contenance, de trouver dans le regard de la photographe un appui, un point d’équilibre. Mais quand vient le moment de lui montrer les sites web qu’elle a conçus, elle contourne la petite table et vient s’asseoir à côté d’elle. Le geste est anodin en apparence, pourtant son souffle se suspend. Elle sent battre son pouls entre ses cuisses, une palpitation sourde, brûlante, qui semble répondre au regard de Grâce. Puis elles commencent à parler: design, navigation, expérience utilisateur, intégration de galeries photo. Angelica s’efforce de rester professionnelle, mais elle observe. Les doigts de Grâce sont longs, assurés, fins. Elle boit son café avec une lenteur troublante, ses lèvres effleurent la tasse avec la douceur d’une caresse. Angelica avale sa salive, perdue un instant dans cette contemplation. Son regard glisse, presque malgré elle, vers l’ouverture du décolleté: la courbe affolante d’un sein, le jeu de lumière sur la peau nue, la naissance d’un sillon brûlant de promesses. Grâce, qui n’a rien perdu de cette brève dérobade, laisse flotter un sourire silencieux, un peu moqueur, infiniment tendre. Je t’ai vue, ma belle , pense-t-elle. Allez, ne boude pas ton plaisir… beauté… Sers-toi, c’est la maison qui offre… [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon . © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • 8 — La lumière de la nuit

    Note:   Cet épisode est le dernier offert gratuitement. Celles et ceux qui souhaitent plonger plus loin dans l’histoire sensuelle et bouleversante de Grâce et Angelica peuvent s’abonner pour accéder à la suite. Une fois la lecture de cet épisode terminée, il te suffit d’un pas pour continuer le voyage avec elles. La nuit tombe sur la villa. Dans le studio encore tiède de lumière, Angelica pose l'appareil pendant que Grâce remet de l’ordre dans ses pensées. Dehors, la lune veille. Dedans, tout s’apprête à basculer — du regard à la caresse, de l’image au geste, de la création à l’amour. Le studio est silencieux, baigné dans la lumière de la nuit étoilée. Grâce est assise sur le fauteuil, un drap léger couvrant ses épaules nues, tandis qu’Angelica, penchée sur l’appareil photo, scrute les clichés. Le halo de l’écran illumine son visage, où se mêlent émerveillement et concentration. Tout près, Tristan observe la scène depuis son perchoir favori, un vieux tabouret recouvert de tissu. Sa queue fouette doucement l’air, marquant sa curiosité. Ces humaines , pense-t-il. Elles tournent autour de leurs émotions comme un chat autour d’un bol de lait tiède. Pourquoi tant hésiter quand tout est là, juste sous leurs nez ? «Alors?», murmure Grâce. Sa voix résonne doucement dans l’intimité du moment. Angelica lève les yeux, un sourire effleurant ses lèvres. «C’est... toi», dit-elle doucement. «Ces photos sont tellement toi.» Tristan incline la tête, intrigué. Intéressant. Est-ce une flatterie ou une déclaration masquée ? Grâce fronce légèrement les sourcils. «Et c’est une bonne chose?» Angelica repose l’appareil et s’approche du fauteuil, prenant place sur le bord. Leurs genoux se frôlent. «C’est plus qu’une bonne chose», murmure-t-elle. «C’est vrai.» Tristan ronronne, amusé par la scène. Il bondit et atterrit près de leurs pieds, miaulant doucement. «Tristan, pas maintenant», dit Grâce, baissant les yeux vers le chat. Il répond par un miaulement prolongé, presque plaintif, avant de fixer Angelica. Et toi ?  Que comptes-tu faire ? Saisiras-tu ta chance ou resteras-tu figée comme une souris sous la lumière ? Angelica tend une main vers le félin, mais Tristan se détourne avec dignité pour rejoindre le tapis moelleux près de la fenêtre. Il s’étire, puis pose sa tête sur ses pattes avant. Bien. Je vais observer. Peut-être que la nuit apportera enfin un peu d’action intéressante. Pendant ce temps, la tension entre les deux femmes monte, leur proximité crée un champ magnétique irrésistible. Leurs regards s’entrelacent, leurs respirations s’accordent. «Tu m’as regardée comme personne ne l’a jamais fait», souffle Grâce. Angelica pose une main légère sur le genou de Grâce. «Peut-être parce que personne n’a pris le temps de vraiment te regarder.» Grâce inspire profondément, les yeux brillants d’une émotion qu’elle ne cherche plus à masquer. «Et toi, tu vois tout ça?» «Oui», répond Angelica dans un murmure. «Et ce que je vois... je le trouve magnifique.» Tristan étouffe un bâillement, tout en surveillant du coin de l’œil. Enfin. Si elles pouvaient se décider avant que je ne m’endorme. Angelica s’avance lentement, hésite un instant, puis s’assied délicatement sur les genoux de Grâce, ses jambes repliées sur le côté. Elle glisse ses bras autour de son cou et niche sa tête contre sa peau tiède. Grâce reste un moment immobile, surprise par ce geste doux et spontané, avant de poser sa main sur la hanche d’Angelica, l’attirant à elle dans une étreinte rassurante. «Tu te sens bien?», murmure Grâce, sa voix empreinte de douceur. Angelica hoche la tête sans un mot, les yeux fermés, savourant la chaleur de cet instant suspendu. Elle inspire profondément, comme pour graver cette sensation en elle, tandis que Grâce caresse lentement son dos, traçant de petits cercles apaisants du bout des doigts. Le monde extérieur s’efface pour ne laisser place qu’à leur bulle de tendresse. La respiration d’Angelica s’apaise, et elle murmure enfin, presque dans un soupir: «Avec toi, tout va bien.» Le moment finit par les emporter. Leurs lèvres se trouvent, d’abord timidement, puis avec une intensité grandissante. Tristan, agacé par leur lenteur initiale, relève la tête. Mais en voyant leur baiser s’approfondir, il ferme les yeux. Ah. Enfin. Il était temps. Alors que les deux femmes s’étreignent, Angelica interrompt leur élan, un sourire illumine soudain son visage. «Grâce… je suis prête, maintenant.» «Tu veux dire… ?» «J'ai envie de toi.» [...] [À SUIVRE] Pour découvrir la suite de cette nuit inoubliable – leur première fois ensemble, leurs frissons partagés, leurs baisers profonds – abonne-toi maintenant et entre dans l’intimité de leur histoire… © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • 7 — La caresse de la lumière

    Le studio de Grâce: un théâtre de lumière où les corps se révèlent, où chaque courbe devient offrande. Le studio de Grâce est baigné d’une lumière dorée qui glisse sur les murs, caresse les photographies suspendues, danse sur le parquet. Chaque reflet semble raconter une histoire. L’espace est vaste, intime, rempli d’objets choisis avec soin: appareils anciens, tirages noir et blanc, éclats de lumière figés dans le verre des cadres. Dans cette atmosphère, chaque détail respire la créativité et la passion. Angelica pénètre dans cette bulle avec une lueur joueuse dans le regard. Elle s’arrête devant un tirage, effleure du bout des doigts la silhouette nue immortalisée sur le papier glacé, puis lève les yeux vers Grâce avec un sourire mutin. «Tu les fais se sentir belles…» Grâce incline légèrement la tête. «Elles le sont. Je ne fais que révéler ce qui est déjà là.» Angelica esquisse un pas dans sa direction, puis un autre, glissant avec une assurance nouvelle au cœur de l’espace. Elle tourne sur elle-même, ses cheveux fouettant l’air, laissant son corps capter la lumière comme si elle s’y baignait. «J’ai envie de me voir avec tes yeux.» Elle s’arrête devant la grande baie vitrée où le soleil décline lentement, offre son profil à la lumière, la joue tendue vers les derniers rayons. Grâce ajuste instinctivement son appareil. «Tu es prête, on dirait…» Angelica rit doucement. «Plus que tu ne le crois.» Et sans attendre d’invitation, elle défait les derniers boutons de son chemisier et se libère du tissu dans un mouvement presque dansé. Sa peau apparaît, dorée, frémissante sous la lumière. Puis le short suit, glissant le long de ses hanches, dévoilant ses jambes fines et souples. Elle se dandine un instant, joue avec son propre reflet dans la vitre, avant de se tourner pleinement vers Grâce, offerte, décomplexée, frissonnante d’une excitation nouvelle. Grâce, fascinée, l’observe par-dessus son objectif. «Angelica…» «Chut…» Angelica pose un doigt sur ses propres lèvres, lève le menton avec un sourire de défi et pivote sur elle-même, exposant chaque courbe au regard et à la lumière. Elle se plaît dans cet abandon, dans cette transgression intime. Elle devient muse, modèle, amante potentielle. Elle est ce qu’elle a envie d’être à cet instant précis: belle, audacieuse, vivante. Le clic de l’appareil résonne. Grâce capture tout. L’assurance, la vulnérabilité sous-jacente, le feu qui danse sous la peau d’Angelica. Chaque image est un poème, chaque ombre un frisson. Tristan, du haut de son étagère, s’étire langoureusement, cligne des yeux et ronronne. Ah, ces humaines. Elles s’amusent enfin. Après la dernière photo, Angelica s’approche pour regarder l’écran. Son souffle suspendu lorsqu’elle découvre son propre reflet, nu, lumineux, capturé à jamais. «C’est moi...» Elle a du mal à se reconnaître, et pourtant… c’est bien elle. Ce qu’elle est vraiment. Ce qu’elle n’a jamais osé regarder en face: une femme vivante, belle, pleine de désir. Pas parfaite. Mais entière. «C’est tout à fait toi.» Son doigt effleure l’image, un sourire indéfinissable flottant sur ses lèvres. Puis, sans un mot, elle se tourne vers Grâce, encore nue dans la lumière dorée du studio. Son regard brille d’un éclat troublant. Elle avance, lentement, et efface la distance qui les sépare. Son corps chaud contre celui de Grâce, elle l’enlace d’un geste intime et doux. Un souffle, un battement de cils, et leurs lèvres se rejoignent enfin. Un baiser lent, profond, une communion au goût d’évidence et de vertige. La lumière les enveloppe, complice. LA PHOTOGRAPHE PHOTOGRAPHIÉE La soirée commence à peine, et une lumière tamisée enveloppe le studio. Tristan, maintenant allongé avec nonchalance sur un rebord de fenêtre, observe la scène avec attention. Ces deux-là jouent à un jeu bien plus sérieux qu’elles ne le pensent , songe-t-il, sa queue battant doucement le rythme de ses pensées. Angelica s’est rhabillée. Assise à la table de travail, elle feuillette les premiers clichés de la séance. Grâce, un sourire satisfait sur les lèvres, sirote un verre de vin à quelques pas d’elle. «Tes photos sont vraiment magnifiques», murmure Angelica en glissant les doigts sur une des impressions. «Tout le mérite te revient», répond Grâce, posant son verre. «Tu t’es abandonnée… et ça se voit.» Abandonnée, hein ?, pense Tristan en étirant une patte. Elle pourrait aussi bien lui dire qu’elle s’est offerte, mais il est peut-être trop tôt pour ça . Angelica repose les clichés et lève les yeux vers son amie. Une lueur espiègle brille dans son regard. «Ces photos me donnent une idée», dit-elle en se redressant. Grâce arque un sourcil, intriguée. «Oh? Et quelle est cette idée?» Angelica se lève, son assurance nouvelle transparaissant dans ses gestes. Elle désigne l’appareil photo posé sur le trépied. «Que dirais-tu de changer de place avec moi?» Grâce rit, surprise. «Moi? Devant la caméra?» [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon . Pour y accéder, tu dois être connectée à Patreon. Tu peux créer un compte membre: c'est gratuit. © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • 6 — Premières lueurs

    Premières lueurs du jour: le silence est encore tiède, le café attend sa bouche, le croissant garde la mémoire d’un baiser… Les premières lueurs du jour s’étirent doucement sur la villa, baignant la terrasse et la piscine d’une lumière dorée. Grâce et Angelica se retrouvent autour d’un café, encore un peu ensommeillées mais déjà de bonne humeur. Toutes deux sont légèrement vêtues – Grâce dans une robe d’été fluide qui laisse voir ses épaules nues, et Angelica dans un short en coton marine et un grand chemisier blanc à moitié boutonné. Depuis son coussin favori près de la baie vitrée, Tristan Valmont observe la scène avec une nonchalance feinte. Léger malaise entre ces deux-là ce matin... Voyons voir si elles réussissent à s'en sortir sans trop de faux pas,  pense-t-il, son regard perçant fixé sur les deux femmes. Malgré la légèreté de l’atmosphère, Angelica ne peut s’empêcher de penser à la veille. Elle craint d’avoir blessé Grâce en refusant ses avances, et ce sentiment d’inconfort s’est attardé en elle. Tandis qu’elle remue doucement son café, elle lance un regard hésitant à sa compagne. «Tu sais», commence Angelica d’une voix douce, «à propos d’hier soir... Je m’excuse si je t’ai fait de la peine. Ce n’était vraiment pas mon intention.» Grâce lève les yeux de sa tasse [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon . Pour y accéder, tu dois être connectée à Patreon. Tu peux créer un compte membre: c'est gratuit. © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • 4 — Le yoni épanoui et souriant

    Elle crie au soleil comme on appelle un dieu, le corps en feu, l’âme offerte. Le soleil perce les rideaux. Grâce ouvre les yeux. Son souffle est lent, profond, presque animal. Nue, étendue sur les draps froissés, elle étire chaque muscle de son corps comme si elle s’éveillait d’un rêve d’extase. Ses seins s’élèvent à chaque inspiration, ses hanches s’enfoncent dans le matelas. Elle se redresse, féline, laisse ses pieds glisser sur le sol tiède. Enfin réveillée. Il était temps. Tu allais manquer l’aurore, pense Tristan, installé sur la commode, les yeux mi-clos, son museau tourné vers le matin. Il cligne des yeux, amusé. Et je suppose que je devrai détourner le regard dans trois… deux… Comme bien des matins, la beauté rousse commence la journée par un éveil sensuel. Grâce traverse la maison comme une déesse païenne. Elle boit un grand verre d’eau, d’un trait, la tête renversée. L’eau coule sur sa gorge, entre ses seins, sur son ventre. Elle ouvre la porte vitrée. L’air du matin lui claque doucement sur la peau. Une chaleur déjà vibrante palpite dans le ciel. La lumière du soleil s’étale sur elle comme une amante pleine de désir. Grâce tend les bras vers lui, s’offre, le visage levé, les yeux clos. Chaque rayon l’appelle par son prénom. Elle descend les marches de pierre jusqu’à la piscine. Le silence est vivant. Tout respire. Le monde n’attendait qu’elle. Elle entre dans l’eau. Un frisson traverse son corps tout entier — le froid la mord, le soleil la chauffe, elle est entre deux éléments. Elle nage. Longueurs après longueurs. Ses bras coupent l’eau, ses cuisses la fendent. Elle est forte. Animale. Souveraine. Sa peau boit la lumière, ses muscles vibrent de puissance. Elle s’arrête, s’approche du bord, s’assoit sur la margelle, puis s’allonge sur le dos. La lumière lèche ses tétons durcis, joue sur sa peau tendue de désir. L’eau ondule entre ses jambes. Elle laisse ses cuisses s’ouvrir. Son sexe palpite. Un feu ancien y crépite, brut, impatient. Ses doigts descendent. Elle gémit. C’est doux. Des cercles. Une pression lente sur le [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon . Pour y accéder, tu dois être connectée à Patreon. Tu peux créer un compte membre: c'est gratuit. © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • 5 — Massage au clair de lune

    Sous la pleine lune, tout devient promesse: le plaisir, la douceur, la lenteur… Après le souper de sushis au restaurant, Grâce et Angelica rentrent ensemble à la villa. Le ciel nocturne est clair, parsemé d’étoiles, et une légère brise vient tempérer la chaleur de la journée. Alors qu'elles traversent le jardin illuminé par de petites lanternes suspendues, Grâce s'arrête près de la piscine, un sourire en coin. «Je t'avais dit, il y a quelques jours, que je te ferais un bon massage au clair de lune si tu acceptais. Tu t'en souviens?», demande-t-elle, espiègle. Angelica la regarde avec surprise, avant de laisser échapper un rire léger. «Oui, je m'en souviens. Tu es sérieuse?» Grâce hausse les épaules avec nonchalance, mais ses yeux brillent d'une invitation chaleureuse. «Absolument. Tu enlèves tes vêtements, tu t'installes là, tu te recouvres des pieds aux épaules avec des serviettes. Il y en a dans la maisonnette de la piscine, et je m'occupe du reste. Tu vas te détendre comme jamais, c'est promis.» Assis sur une chaise longue à proximité, Tristan Valmont, le chat philosophe de Grâce, observe la scène d'un œil mi-clos, son pelage roux illuminé par les lanternes. C'est fascinant, ces humains , pense-t-il. Ils passent leur temps à compliquer les choses simples. Un massage? Une caresse? Et déjà, leur esprit s'emballe. Moi, je me contenterais d'un rayon de soleil et d'une gratouille derrière les oreilles . Angelica hésite un instant, mais l'atmosphère douce et la perspective de sentir les mains de Grâce sur son corps la convainquent. Elle s'installe sur la table de massage portable que Grâce a installée au bord de la piscine, tandis que cette dernière disparaît un court instant à l'intérieur. Elle revient cinq minutes plus tard, une petite bouteille d'huile parfumée entre les doigts et, pour toute parure, son sourire lumineux et quelques bijoux. La beauté éclatante de Grâce, offerte dans toute sa splendeur sous la lueur tamisée des lanternes, frappe Angelica en plein cœur. Elle entrouvre les lèvres, son regard glissant sur la silhouette nue et parée d’or de Grâce. Un léger frisson lui court sur la peau, imperceptible, mais bien réel. «Eh bien», s’exclame Angelica, «c’est la première fois que je me fais masser par une déesse grecque.» «Et moi, c’est la première fois que je masse une nymphe troublée…» Angelica enchaîne, plus sérieusement cette fois: «Tu es absolument sublime, Grâce… Vraiment.» «Tu peux toujours me complimenter, ma chérie, je ne vais pas te faire un rabais sur le massage pour autant!», riposte Grâce, ponctuant sa réplique d’un clin d’œil. Tristan, les yeux mi-clos, ronronne imperceptiblement. Tout cela est tellement humain. Tant de non-dits, tant de désirs voilés . Grâce verse un filet d'huile entre ses paumes, les frotte l'une contre l'autre, puis pose enfin ses mains sur la peau d'Angelica. Ses doigts glissent sur ses épaules, remontent le long de sa nuque avant de redescendre le long de son dos. Les tensions se dissolvent sous ses gestes experts. Angelica ferme les yeux, son souffle se fait plus profond. Les mains de Grâce s'attardent sur les muscles des reins, appuyant juste assez pour dénouer les tensions. Lorsqu'elle atteint le bas du dos et les fesses d'Angelica, elle perçoit une infime crispation. Un sourire éphémère danse sur ses lèvres, mais elle ne dit rien, préférant laisser Angelica apprivoiser les sensations qui la traversent. «C'est bon comme ça, la pression?» «C'est parfait.» Angelica se retourne à la demande de Grâce. La rousse explore, frôle, effleure. Le galbe des hanches, puis la courbe d'un sein dans un geste involontaire. Angelica tressaille imperceptiblement, un soupir suspendu sur ses lèvres. Puis, ses mains glissent plus bas, massant lentement le bas du ventre, si près du pubis qu'Angelica sent son souffle se suspendre une fraction de seconde. Son ventre se contracte légèrement sous la caresse insistante des paumes de Grâce. Le silence entre elles devient presque assourdissant. Seul le clapotis lointain de l'eau dans la piscine accompagne ce ballet sensuel et intime. Tristan, les oreilles frémissantes, roule sur le côté avec un soupir félin. Ces deux-là... Elles sont pires que les humaines ordinaires. Un massage qui n'a de massage que le nom. Il ferme les yeux, préférant s'abandonner à ses propres rêves. Plus tard, dans la douceur tamisée de la chambre, Angelica et Grâce s’installent sous les draps. Angelica porte un t-shirt ample qui effleure à peine ses cuisses, tandis que Grâce, fidèle à son naturel sensuel, se glisse nue sous les couvertures. La nuit est calme, et le silence entre elles est confortable. Allongées face à face, leurs visages ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Angelica, hésitante, glisse lentement ses mains sous son t-shirt, son regard cherchant celui de Grâce. Elle murmure, presque timidement: «J’ai envie de sentir ta peau… contre la mienne.» Elle attend une réponse, incertaine. Grâce, avec un sourire apaisant, lui répond doucement: «Tu n’as pas besoin de te cacher, ma belle. Fais ce que t’as envie.» Angelica se laisse aller, ses doigts effleurant la peau chaude de son ventre avant de retirer le t-shirt. Lorsqu’elle se colle à Grâce, leurs poitrines nues se rencontrent, et une onde de chaleur l’envahit. Un frisson la parcourt lorsqu’elle sent les bras de Grâce l’envelopper lentement, ses mains caressant le creux de son dos, la courbe de ses hanches. Puis, plus audacieuse, la main de Grâce glisse un peu plus bas, effleurant la naissance de ses fesses. Le souffle d’Angelica s’accélère légèrement. Son ventre se serre sous la vague de sensations nouvelles qui l’envahit, mélange d’excitation et d’appréhension. Elle frissonne sous cette caresse intime, puis, doucement, elle [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon . 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  • 3 — À fleur de lèvres

    Pendant que les amants s’embrassent à l’écran, Grâce et Angelica y projettent en silence le goût de leur prochain baiser. Une semaine plus tard, Grâce invite Angelica au cinéma. Les deux femmes se retrouvent dans un petit bistrot près du centre-ville, où le parfum du café fraîchement moulu se mêle aux conversations mêlées d’éclats de rires. Grâce, vêtue d’un chemisier à fleurs et d’un jean taille haute qui épouse ses formes voluptueuses, arrive la première. Elle choisit une table près de la baie vitrée. Le soleil déclinant inonde l’endroit d'une lumière fauve qui enflamme ses cheveux roux et son visage s’empourpre lorsqu'elle aperçoit Angelica. Visiblement tendue, l'ancienne mannequin se détend aussitôt qu'elle voit Grâce. Elle lui sourit et se glisse entre les tables jusqu'à son amie. «J'avais peur de m'être trompée d'adresse», dit-elle comme pour justifier sa nervosité. «Je voulais m'excuser pour l'autre jour. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Ce n'est pas mon genre de...» Grâce l'interrompt aussitôt: «Il n'y a rien à dire, Angelica. Tout est parfait, toujours», la rassure-t-elle. «Je suis déjà passée par là», ajoute-t-elle avec un sourire complice. «Tu préfères qu'on parle de mon site Web?» Toutes les deux se mettent à rire. La glace est brisée. La conversation se déroule naturellement, glissant entre anecdotes légères et réflexions plus profondes. Angelica, passionnée, évoque son dernier projet de conception. Sa voix douce et mesurée résonne comme une musique apaisante aux oreilles de Grâce. Celle-ci, captivée, raconte à son tour des souvenirs de séances photo insolites, ses mains gesticulant avec enthousiasme. Les silences qui s'installent entre elles ajoutent une profondeur intime à leur échange, comme si chaque instant partagé était précieux, une promesse d’intimité naissante. Après avoir réglé l’addition, Grâce, se penche légèrement vers Angelica. Son regard s’intensifie. «Tu es prête pour le film?», demande-t-elle, une lueur presque malicieuse dans les yeux. Angelica acquiesce, un sourire subtil étire ses lèvres aux courbes parfaites. Spontanément, sans dire un mot, elles se lèvent et se faufilent vers la sortie du bistrot, bras dessus bras dessous, leurs corps se frôlant à chaque mouvement, comme si elles se cherchaient, savourant la sensualité de cette proximité. Sous la lumière tamisée du crépuscule, leurs pas résonnent sur le trottoir alors qu'elles marchent en silence vers le cinéma, leurs ombres dansant sur les murs environnants. La brise légère fait ondoyer leurs chevelures et les mèches blondes et rousses s'emmêlent. Les deux femmes sont amusées de ce jeu créé par le vent qui semble vouloir révéler au monde le lien naissant qui les unit. C’est dans l'obscurité feutrée de la salle de cinéma que Grâce, son cœur battant plus fort qu’elle ne l’aurait cru, glisse ses doigts entre ceux d'Angelica. La fermeté de son emprise fait frissonner l'autre. Elle l'entraîne vers les sièges tout au fond de la salle. «Ici nous serons mieux.» Le baiser du cinéma: Grâce et Angelica, portées par le silence feutré d’une salle obscure, s’offrent un moment d’audace tendre et troublante. Une fois installées, leurs regards se croisent en un échange silencieux mais profondément chargé d’émotion. Angelica tourne légèrement la tête vers elle, ses yeux scintillent d’une tendresse qu’elle n’a pas l’habitude de dévoiler. Le monde autour semble se dissoudre dans l’intensité de cet instant partagé. Grâce se penche et dépose un baiser léger sur la joue d’Angelica. Le contact de ses lèvres est doux, presque furtif, mais d'une telle tendresse qu'Angelica en a presque le souffle coupé. Elle reste là un instant, comme si elle attendait une réaction, et pose ensuite sa tête sur l'épaule de sa compagne. Elle murmure à voix basse: «Je suis bien avec toi, tu sais. Avec toi, je me sens écoutée, appréciée… pas juste comme une machine à produire des images. Tu me vois comme une femme. Ça me fait du bien.» Angelica, heureuse de cette confidence inattendue, lui répond dans un souffle: «Moi aussi, je suis bien avec toi, Grâce. Tu as cette façon de me faire sentir importante, d’être vraiment là avec moi.» Grâce lui sourit, mais quelque chose brûle plus fort sous la surface. Elle penche légèrement la tête, s’approche. Leurs souffles se frôlent à peine. Puis leurs bouches se cherchent, se trouvent, et le baiser naît — d’abord timide, comme un frisson, puis plus appuyé, plus profond. Les lèvres de Grâce s’ouvrent avec une lenteur affamée, capturant celles d’Angelica dans un va-et-vient sensuel et désarmant. Angelica se laisse emporter, happée par cette bouche douce et décidée, ce rythme qui s’intensifie et fait battre son cœur trop fort. Elle gémit à peine, surprise par la fièvre qui monte, par le feu qui coule de leurs lèvres jusqu’à sa poitrine. La langue de Grâce effleure la sienne, implorante, joueuse, insatiable. Leurs bouches s’accrochent, se dévorent, se reconnaissent. Le cinéma autour d’elles s’efface. Il n’y a plus que cette chaleur, ce vertige, ce baiser à fleur de peau, à fleur de lèvres, à fleur de tout ce qu’elles n’osent pas encore se dire. Le film se poursuit, mais elles n'arrivent pas à suivre, perdues dans leur propre scénario fait de regards émus, de phrases à peine murmurées et d'effleurements délicieux. Lorsque les lumières se rallument et que la salle se vide, Grâce, à contrecœur, s’éloigne de l’épaule d’Angelica. Un léger vide s’installe, avant qu’elle ne brise le silence avec une proposition douce, presque timide: «La soirée pourrait continuer... Si ça te dit, tu pourrais venir dormir à la villa. [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon . Pour y accéder, tu dois être connectée à Patreon. Tu peux créer un compte membre: c'est gratuit.   © Éditions web RH 2025. 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  • 2 — Bain nu à Bel Air

    Sous le soleil de Bel Air, la piscine de Grâce s’étire comme un miroir tranquille. Entre les palmiers et les colonnes, le silence a le goût du sel et du vin blanc. Ici, chaque rayon de lumière caresse la peau, chaque ombre raconte un secret. Cet après-midi-là, dans la chaleur étouffante de Bel Air, Angelica s'arrête un instant devant son reflet dans le verre trempé de la porte de la villa où vivent Grâce et sa colocataire, l’artiste peintre Aurore Beauregard. Elle vérifie son rouge à lèvres, replace d'une main distraite son chemisier blanc et lisse sa jupe noire avant de sonner, le cœur battant. «Entre, fais comme chez toi!», dit Grâce en l'accueillant avec un sourire, pieds nus, sensuelle et désinvolte, dans un short en jeans et un simple débardeur blanc qui laisse transparaître sa beauté naturelle. Angelica fait un pas à l'intérieur et Grâce lui glisse, d'une voix douce et complice: «Ça te dérange pas d’enlever tes chaussures? Ici, on est toujours pieds nus…» «Volontiers». Angelica s'exécute, laissant ses escarpins de côté. Grâce baisse les yeux et s’attarde, happée: des pieds fins, délicats, soignés, parés d'un vernis rouge éclatant. Une chaleur douce monte en elle. Elle se mord légèrement la lèvre. Angelica, avec ses longues jambes nues et son port gracieux, est foutrement sexy. «On va s'installer sur la terrasse.» Elles passent deux bonnes heures à travailler sur le site web, Grâce partageant ses idées et Angelica proposant des solutions innovantes. Mais à mesure que l'après-midi avance, la canicule devient presque insupportable. Le soleil cogne fort sur la terrasse en bois. L’air est immobile, chargé d’une chaleur qui colle à la peau. Angelica passe une main sur sa nuque moite et soupire doucement en défaisant deux boutons du chemisier fin que la sueur rend presque transparent. Elle se sent presque écrasée par cette lourdeur estivale, et chacun de ses mouvements lui semblent laborieux. Grâce, les coudes posées sur la table, un verre de citronnade glacée à la main, l’observe en souriant, amusée par son inconfort manifeste. «T’as envie qu’on se baigne?», lance la beauté rousse en brisant le silence. Angelica relève les yeux vers elle, plisse légèrement le front. Elle n’a pas prévu ça. «C’est une bonne idée, mais j’ai pas de maillot...», dit-elle sur un ton un peu timide. Grâce hausse un sourcil, une lueur espiègle dans le regard. «Ça tombe bien, moi non plus.» Angelica la fixe, interdite, décontenancée par cette réponse. «J’en porte jamais. Je me baigne toujours à poil. Ma coloc aussi.» [...] La suite t'est offerte gracieusement sur ma page Patreon .   © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • ACTU21 — Des femmes remarquables (4e partie)

    20 octobre 2025 Grâce marche pieds nus au centre-ville, libre, solaire et indomptable. Chaque pas respire la sensualité, la confiance et la joie d’exister. Mes femmes remarquables Elles ne sont pas nées dans les livres d’Histoire. Elles ne siègent pas aux assemblées, ne portent ni décorations ni titres. Mais elles ont ce feu qui ne s’éteint jamais: celui du désir, de la création, de la liberté vécue jusqu’au bout. Elles sont mes héroïnes, mes sœurs, mes miroirs. J’ai l'immense plaisir et le bonheur de vous présenter trois d'entre elles: Grâce, Angelica et Aurore. Grâce Monplaisir Elle marche pieds nus sur la ligne fragile entre le rêve et la réalité. Photographe, amante, aventurière, elle célèbre le corps des femmes comme un poème vivant. Dans chaque regard, elle cherche la lumière du vrai, le frisson du présent. Grâce est celle qui ose, qui se donne, qui explore sans craindre de se perdre. Sous son soleil intérieur, tout devient vivant: la peau, la mer, la peur, le plaisir. Angelica Bianchi Timide, pudique, presque effacée parfois, l'ex-mannequin devenue web designer cache sous sa réserve un océan de sensations, un feu couve sous les braises et menace de s'embraser à tout moment. Elle apprend lentement à se laisser traverser par le désir, à s’aimer dans le regard d’une autre sans se dissoudre. Angelica, c’est la tendresse en éveil, la fragilité qui devient force, la pudeur qui découvre sa propre audace. Elle parle peu, mais quand elle se livre, c’est le monde entier qui retient son souffle. Aurore Beauregard Peintre rebelle, femme de nuit et de couleur, elle vit à vif. Tatouée, percée, libre, elle aime sans calcul, crée sans mesure, brûle sans remords. Aurore est la flamme brute — celle qui éclaire, réchauffe et consume tout à la fois. Elle incarne la chair indomptée, l’art sans filtre, la vie vécue à pleine peau. Véritable théâtre des désirs, son atelier sent la peinture, la sueur et la vérité. Elles ne sont pas des symboles, ni des légendes. Elles sont vivantes, vibrantes, réelles. Grâce, Angelica et Aurore: trois visages d’une même liberté, trois muses d’un même souffle. Elles ne réclament rien. Elles existent. Et c’est déjà une forme de révolution. © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

  • ACTU20 — Des femmes remarquables (3e partie)

    19 octobre 2025 Actrice et militante, Susan Sarandon incarne la parole libre, la féminité rebelle et la conscience éveillée. Sa force tranquille et son regard lucide ont traversé les décennies sans jamais plier.. Elles sont les voix qui persistent, les visages d’une insoumission lumineuse. Elles osent dire non, déranger, danser, écrire, défier le pouvoir. Chacune, à sa manière, incarne la rébellion au féminin — lucide, vibrante, nécessaire. Elles ne cherchent pas à plaire: elles cherchent à changer le monde. Greta Thunberg Elle n’a pas attendu d’avoir l’âge du doute pour dire la vérité. Du haut de ses seize ans, elle a brandi sa pancarte et fait trembler les puissants. Greta incarne la lucidité sans concession, la colère claire d’une génération qui refuse le silence. «Je veux que vous paniquiez», dit-elle. Et le monde, soudain, se regarde brûler. Jane Fonda De Hanoï à Hollywood, de la lutte pour la paix à celle pour la planète, Jane Fonda ne s’est jamais tue. Son corps, son âge, sa voix, tout en elle est résistance. Elle ne veut pas le pouvoir sur les hommes, mais celui des femmes sur elles-mêmes — et elle l’exerce avec une grâce combative qui traverse le temps. Susan Sarandon Toujours en marche, toujours en colère juste. Elle défend la dissidence comme d’autres défendent leur foi. Sarandon parle vrai, sans détour, sans peur d’être jugée. «Le féminisme n’est pas un gros mot», dit-elle. Chez elle, c’est un acte d’amour pour la vérité et pour la liberté. Emma Watson Sous ses airs de jeune première, elle a ouvert une brèche. Avec HeForShe , elle a rappelé que le féminisme n’exclut personne — qu’il rassemble, qu’il éduque, qu’il élève. Elle parle avec calme, mais ses mots portent loin: «Si vous croyez en l’égalité, vous êtes féministe. Point.» Beyoncé Elle chante la puissance, la fierté, le corps debout. Sur scène, elle transforme le mot «féministe» en cri de guerre et en prière. Beyoncé, c’est la voix des femmes qui refusent la modestie imposée, qui se savent royales et n’en rougissent pas. «Les femmes doivent apprendre à se hisser au sommet pour y rester.» Elle, elle y danse, couronnée d’or et de feu. Chimamanda Ngozi Adichie Elle écrit comme on trace une route. Ses mots relient le monde, mêlent l’Afrique et l’universel, l’intime et le politique. Adichie nous enseigne à rêver d’égalité avec autant de ferveur que d’amour. «Enseignons aux filles à être ambitieuses.» Et à ne jamais s’excuser de réussir. Margaret Atwood Visionnaire et prophète du réel, elle a donné un visage au cauchemar patriarcal. La Servante écarlate  n’est pas une fiction: c’est un avertissement. Sa plume perce le vernis du monde et y grave la peur des femmes. «Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent.» Atwood écrit pour qu’on ne puisse plus dire qu’on ne savait pas. Madonna Icône, scandale, mythe vivant. Elle a fait du corps féminin un champ de bataille et de liberté. Madonna, c’est la femme qui regarde le désir dans les yeux —la sienne, celle des autres — sans jamais baisser les armes. Elle a prouvé qu’on pouvait être provocante, puissante, respectée, et surtout, souveraine. Elles sont huit et chacune d’elles brûle d’un feu différent. Elles ne demandent pas la permission. Elles marchent, dansent, écrivent, aiment et rappellent au monde que la liberté des femmes est la condition première de toute humanité. © Éditions web RH 2025. Tous droits réservés pour tous pays.

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