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1 — Le doux tumulte

  • Photo du rédacteur: Romy Harel
    Romy Harel
  • 22 oct.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 oct.

Femme assise seule dans un café, vêtue d’une robe fluide et fendue, un livre ouvert entre les mains. Une tasse de café et un appareil photo ancien reposent sur la table près d’elle. La lumière douce venue de la fenêtre éclaire sa peau et souligne la sérénité sensuelle de la scène.
Grâce Monplaisir lit tranquillement, les doigts effleurant les pages comme on caresse une peau. La lumière du café glisse sur sa robe émeraude, son appareil posé tout près — témoin silencieux de son regard sur le monde.

Dans le doux tumulte du café où les conversations dansent sur une mélodie feutrée de jazz, Grâce Monplaisir fait une entrée remarquée. Pieds nus dans des sandales fines, son pas souple et félin attirent les regards. Sa robe émeraude, fluide et fendue, épouse ses hanches pleines et laisse deviner sa cuisse bronzée. Ses longs cheveux roux tombent en cascade sur ses épaules nues et brillent comme du cuivre vivant sous les rayons du soleil. Sa peau, légèrement hâlée, exhale une odeur d’ambre solaire mêlée à la fleur d’oranger. Ses yeux verts, profonds, caressent l’espace d’un seul regard.


Installée près d’une fenêtre, Grâce laisse la lumière effleurer sa peau. Son appareil photo repose contre sa hanche charnue, tandis qu’elle croise les jambes avec une élégance naturelle. Sa poitrine généreuse, libre sous le tissu, respire comme une promesse que le vent caresse.


Angelica Bianchi entre quelques minutes plus tard, et tout en elle se crispe à la vue de cette femme. Grande, élancée dans un tailleur gris perle un peu trop strict, elle ajuste nerveusement sa veste, comme si cela pouvait la protéger de ce qu’elle ressent. Son visage, à la fois angélique et sophistiqué, est encadré par une longue chevelure blonde soigneusement disciplinée. Ses yeux d’un bleu profond détaillent Grâce, elle sent son souffle se bloquer.


Elle s’approche, la gorge sèche.


«Angelica, c’est bien ça?», demande Grâce, le sourire tendre, les lèvres pleines comme un fruit d’été. Elle tend la main, paume ouverte, accueillante.


Angelica la serre, un léger frisson au creux du poignet.


«Oui… enchantée. Vous êtes Grâce?»


«En chair et en os. Installez-vous. Vous prenez quoi? Le latte ici est à tomber.»


Grâce la regarde avec un sourire plus franc, légèrement incliné. «Dis, on peut se tutoyer? J’ai toujours trouvé que le “vous” mettait trop de distance entre les gens.»


Angelica hoche la tête. «Oui… bien sûr.»


«Parfait», murmure Grâce, son regard se faisant plus doux encore.


Angelica commande, le cœur battant un peu trop vite. Elle ne comprend pas ce qui la trouble autant. Peut-être cette robe qui semble glisser sur la peau comme une caresse. Peut-être ce regard, vert et pénétrant, qui semble voir au-delà de ses réponses.


Elle s’assoit d’abord face à Grâce, essayant de reprendre contenance, de trouver dans le regard de la photographe un appui, un point d’équilibre. Mais quand vient le moment de lui montrer les sites web qu’elle a conçus, elle contourne la petite table et vient s’asseoir à côté d’elle. Le geste est anodin en apparence, pourtant son souffle se suspend. Elle sent battre son pouls entre ses cuisses, une palpitation sourde, brûlante, qui semble répondre au regard de Grâce.


Puis elles commencent à parler: design, navigation, expérience utilisateur, intégration de galeries photo. Angelica s’efforce de rester professionnelle, mais elle observe. Les doigts de Grâce sont longs, assurés, fins. Elle boit son café avec une lenteur troublante, ses lèvres effleurent la tasse avec la douceur d’une caresse. Angelica avale sa salive, perdue un instant dans cette contemplation. Son regard glisse, presque malgré elle, vers l’ouverture du décolleté: la courbe affolante d’un sein, le jeu de lumière sur la peau nue, la naissance d’un sillon brûlant de promesses.


Grâce, qui n’a rien perdu de cette brève dérobade, laisse flotter un sourire silencieux, un peu moqueur, infiniment tendre.


Je t’ai vue, ma belle, pense-t-elle. Allez, ne boude pas ton plaisir… beauté… Sers-toi, c’est la maison qui offre… [...]




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