2 — Bain nu à Bel Air
- Romy Harel

- 23 oct.
- 2 min de lecture

Cet après-midi-là, dans la chaleur étouffante de Bel Air, Angelica s'arrête un instant devant son reflet dans le verre trempé de la porte de la villa où vivent Grâce et sa colocataire, l’artiste peintre Aurore Beauregard. Elle vérifie son rouge à lèvres, replace d'une main distraite son chemisier blanc et lisse sa jupe noire avant de sonner, le cœur battant.
«Entre, fais comme chez toi!», dit Grâce en l'accueillant avec un sourire, pieds nus, sensuelle et désinvolte, dans un short en jeans et un simple débardeur blanc qui laisse transparaître sa beauté naturelle.
Angelica fait un pas à l'intérieur et Grâce lui glisse, d'une voix douce et complice: «Ça te dérange pas d’enlever tes chaussures? Ici, on est toujours pieds nus…»
«Volontiers».
Angelica s'exécute, laissant ses escarpins de côté. Grâce baisse les yeux et s’attarde, happée: des pieds fins, délicats, soignés, parés d'un vernis rouge éclatant. Une chaleur douce monte en elle. Elle se mord légèrement la lèvre. Angelica, avec ses longues jambes nues et son port gracieux, est foutrement sexy.
«On va s'installer sur la terrasse.»
Elles passent deux bonnes heures à travailler sur le site web, Grâce partageant ses idées et Angelica proposant des solutions innovantes. Mais à mesure que l'après-midi avance, la canicule devient presque insupportable. Le soleil cogne fort sur la terrasse en bois. L’air est immobile, chargé d’une chaleur qui colle à la peau. Angelica passe une main sur sa nuque moite et soupire doucement en défaisant deux boutons du chemisier fin que la sueur rend presque transparent. Elle se sent presque écrasée par cette lourdeur estivale, et chacun de ses mouvements lui semblent laborieux. Grâce, les coudes posées sur la table, un verre de citronnade glacée à la main, l’observe en souriant, amusée par son inconfort manifeste.
«T’as envie qu’on se baigne?», lance la beauté rousse en brisant le silence.
Angelica relève les yeux vers elle, plisse légèrement le front. Elle n’a pas prévu ça.
«C’est une bonne idée, mais j’ai pas de maillot...», dit-elle sur un ton un peu timide.
Grâce hausse un sourcil, une lueur espiègle dans le regard. «Ça tombe bien, moi non plus.»
Angelica la fixe, interdite, décontenancée par cette réponse.
«J’en porte jamais. Je me baigne toujours à poil. Ma coloc aussi.» [...]
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