ACTU20 — Des femmes remarquables (3e partie)
- Romy Harel

- 19 oct.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 oct.
19 octobre 2025

Elles sont les voix qui persistent, les visages d’une insoumission lumineuse. Elles osent dire non, déranger, danser, écrire, défier le pouvoir. Chacune, à sa manière, incarne la rébellion au féminin — lucide, vibrante, nécessaire. Elles ne cherchent pas à plaire: elles cherchent à changer le monde.
Greta Thunberg
Elle n’a pas attendu d’avoir l’âge du doute pour dire la vérité. Du haut de ses seize ans, elle a brandi sa pancarte et fait trembler les puissants. Greta incarne la lucidité sans concession, la colère claire d’une génération qui refuse le silence. «Je veux que vous paniquiez», dit-elle. Et le monde, soudain, se regarde brûler.
Jane Fonda
De Hanoï à Hollywood, de la lutte pour la paix à celle pour la planète, Jane Fonda ne s’est jamais tue. Son corps, son âge, sa voix, tout en elle est résistance. Elle ne veut pas le pouvoir sur les hommes, mais celui des femmes sur elles-mêmes — et elle l’exerce avec une grâce combative qui traverse le temps.
Susan Sarandon
Toujours en marche, toujours en colère juste. Elle défend la dissidence comme d’autres défendent leur foi. Sarandon parle vrai, sans détour, sans peur d’être jugée. «Le féminisme n’est pas un gros mot», dit-elle. Chez elle, c’est un acte d’amour pour la vérité et pour la liberté.
Emma Watson
Sous ses airs de jeune première, elle a ouvert une brèche. Avec HeForShe, elle a rappelé que le féminisme n’exclut personne — qu’il rassemble, qu’il éduque, qu’il élève. Elle parle avec calme, mais ses mots portent loin: «Si vous croyez en l’égalité, vous êtes féministe. Point.»
Beyoncé
Elle chante la puissance, la fierté, le corps debout. Sur scène, elle transforme le mot «féministe» en cri de guerre et en prière. Beyoncé, c’est la voix des femmes qui refusent la modestie imposée, qui se savent royales et n’en rougissent pas. «Les femmes doivent apprendre à se hisser au sommet pour y rester.» Elle, elle y danse, couronnée d’or et de feu.
Chimamanda Ngozi Adichie
Elle écrit comme on trace une route. Ses mots relient le monde, mêlent l’Afrique et l’universel, l’intime et le politique. Adichie nous enseigne à rêver d’égalité avec autant de ferveur que d’amour. «Enseignons aux filles à être ambitieuses.» Et à ne jamais s’excuser de réussir.
Margaret Atwood
Visionnaire et prophète du réel, elle a donné un visage au cauchemar patriarcal. La Servante écarlate n’est pas une fiction: c’est un avertissement.
Sa plume perce le vernis du monde et y grave la peur des femmes. «Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent.» Atwood écrit pour qu’on ne puisse plus dire qu’on ne savait pas.
Madonna
Icône, scandale, mythe vivant. Elle a fait du corps féminin un champ de bataille et de liberté. Madonna, c’est la femme qui regarde le désir dans les yeux —la sienne, celle des autres — sans jamais baisser les armes. Elle a prouvé qu’on pouvait être provocante, puissante, respectée, et surtout, souveraine.
Elles sont huit et chacune d’elles brûle d’un feu différent. Elles ne demandent pas la permission. Elles marchent, dansent, écrivent, aiment et rappellent au monde que la liberté des femmes est la condition première de toute humanité.
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