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ACTU07 — Comme on attend la pluie

  • Photo du rédacteur: Romy Harel
    Romy Harel
  • 5 sept.
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 oct.


5 septembre 2025


Deux femmes assises près d’un brasero dans la nuit, vêtues de gros pulls et de jambières, leurs visages illuminés par la flamme, partageant une intimité silencieuse et sensuelle.
Deux femmes complices se réchauffent au feu, leurs regards se frôlent comme une promesse dans la nuit.

Il y a des soirs où l’on s’attend comme on attend la pluie: avec impatience, avec ce mélange de crainte et de désir. Le cœur palpite, la peau brûle déjà du contact qui n’a pas encore eu lieu. Et dans cette attente, tout se déploie: les images, les rêves, la promesse d’un corps à corps.


Ce soir, j’écris. Mes mots se font doigts, mes phrases deviennent baisers. Tu es là, quelque part, à lire peut-être. Tu sens mes lettres comme des frôlements, mes virgules comme des soupirs. Et quand je murmure entre deux lignes: «Je t’attends», ce n’est pas une attente passive, c’est une offrande.


Les mots n’abolissent pas la distance, mais ils la rendent charnelle. Dans ce pli du langage, je t’enlace déjà. Tes lèvres se dessinent en creux entre les miennes, ton parfum flotte à travers l’écran. Bientôt, peut-être, il y aura la chair. Mais ce soir, l’attente est déjà une caresse.



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